Cela faisait un petit moment qu’il n’y avait pas eu de film autour de la légende de Tarzan, le seigneur de la jungle. David Yates ressort le classique du cinéma dans un écrin plus fidèle à l’oeuvre littéraire et moins sauvage, laissant de côté les Christophe Lambert et autre Casper Van Dien pour un Alexander Skarsgard tout en muscle. 

Les années ont passé et Lord Greystoke vit sa vie à Londres avec Jane. Un conflit au Congo entre l’impérialisme sauvage et les tribus locales va l’obliger à agir contre les plans démesurés d’un ambitieux militaire belge.

Tarzan

Djimon Hounsou toujours très bien mais faisant de la figuration.

Et quoi de mieux pour le lancer dans son aventure que Samuel L. Jackson en ancien militaire afro-américain engagé dans les combats contre les indiens d’Amérique, qui cherche à se repentir…avec des flingues. Ressort humoristique du film, il a le bon goût de dynamiser une structure assez lente pour un blockbuster. Entre flashbacks et plans aériens, ce Tarzan joue la carte du dépaysement et du bon sentiment.

Le belge placide mais dangereux est incarné par Christoph Waltz qu’on ne présente désormais plus depuis son interprétation de colonel allemand dans Inglorious Basterds. Comme un bis repetita, et même s’il incarne très bien les hommes froids et violents, son personnage ne brille pas par un jeu d’interprétation incroyable.

Sur sa partie technique, on peut dire que le film est clairement à la hauteur : beau et lumineux, profitant du cadre naturelle, avec une 3D agréable, d’une composition logiquement adaptée, ce Tarzan 2016 plaît. Par contre, on regrettera le manque terrible d’audace et d’impact que peut avoir le film.

Tarzan

Un trio efficace et séduisant qui aurait mérité plus d’interactions.

Avec des combats dont on ne montre pas les coups portés (au secours), avec une moralité consensuelle et une intrigue globalement sans surprise, David Yates assure un spectacle efficace mais oubliable.

Si vous aimez les hommes torse nu et les glorieuses histoires, je vous conseille l’oublié et le mésestimé John Carter qui avait pour lui quelques bonnes surprises et un univers travaillé.