Mercredi 10 Mars 2010
    Mandorine

    Yona, la légende de l’oiseau-sans-aile

    Depuis la mort de son père, Yona vit seule avec sa mère. Elle passe son temps habillée d’un costume de pingouin, persuadée qu’elle pourra voler un jour comme son père le lui avait promis. Elle est bien sûr la risée des autres enfants du quartier, jusqu’au jour où elle fait la rencontre d’une étrange marionnette. Entraînée par celle-ci, elle découvre un village de Gobelins, là-haut dans le ciel. Les Gobelins sont persuadés qu’elle est l’« oiseau sans aile » qui viendra un jour les sauver. C’est en tout cas ce que dit la légende. Yona devrait faire face à l’hostilité de Boukkha-Boo, une créature diabolique, pour arriver enfin à voler de ses propres ailes et aider ses nouveaux amis.

    Pingouin ou Manchot ?

    De prime abord, il s’agit ici d’éclaircir un détail cher aux yeux de nos amis naturalistes et notamment de notre bien-aimé Nanouk. Les traducteurs français se méprennent avec leur pingouin alors qu’il s’agit ici d’un manchot (voir résumé plus haut). On confond souvent les termes manchot et pingouin, en raison des légères ressemblances physiques de ces oiseaux et de la traduction qui participe à cette confusion : manchot se traduit par penguin, et pingouin, par auk (ou plus précisément razorbill pour le petit pingouin). Beaucoup d’autres langues ont suivi l’exemple anglais. Cependant ces deux sortes d’oiseaux n’ont aucune parenté : le manchot appartient aux Spheniscidae, tandis que le pingouin appartient…

    Mes 10 albums de 2009

    2009 s’est achevé… Bon ok, ça fait plus d’un mois. Mais c’était juste histoire de vous concocter un petit « best of » bien de chez moi. Celui que le Grand Comité de mes oreilles, mon cerveau et mon cœur auront choisi. Ils se sont souvent engueulés, les salauds. Mais ils sont finalement parvenus à trouver un terrain d’entente, au travers de ces 10 galettes d’un fort beau gabarit. En espérant vous faire découvrir de bonnes choses, voire de très bonnes choses !

    #10

    Titre : Uprising
    Artiste : Muse
    Genre : rock alternatif/pop
    Track listing : 1. Uprising / 2. Resistance / 3. Undisclosed Desires / 4. United States of Eurasia (+ Collateral Damages) / 5. Guilding Light / 6. Unnatural Selection / 7. MK Ultra / 8. I Belong to You (+ Mon Cœur S’ouvre à ta Voix) / 9. Exogenesis : Symphony Part 1 (Overture) / 10. Exogenesis : Symphony Part 2 (Cross-Pollination) / 11. Exogenesis : Symphony Part 3 (Redemption)

    Controversé (comme presque à chaque nouvelle itération), le dernier Muse m’aura laissé un goût amer : une expérimentation un peu loupée (Undisclosed Desires, wtf !?), une dernière partie symphonique sans intérêt, un abandon de la guitare pour exagérer le côté pop, venant littéralement gangréner leur style si original et particulier… Malgré tout, la puissance de certains morceaux me fait encore passer de très bons moments, aussi bien de jouissance bourrine (Unnatural Selection)…

    Journal de bord, 31 janvier 2010 : Festival BD d’Angoulême

    Samedi, vers midi, je reçois un appel d’Aurélie me prévenant : « Fais attention, il neige à gros flocons à Angoulême en ce moment, et le festival se trouve en haut de la colline depuis la gare, c’est pas forcément très accessible ». Bon. Me voilà prévenue. Dimanche matin, le teint et les idées un peu brouillés, je prend le train, direction la capitale de la bédé. Repensant au message d’Aurélie de la veille, je commence à me demander ce que je fiche dans cette galère : le paysage par la fenêtre était tout blanc. Heureusement, arrivée à Angoulême, un beau soleil m’accueille. De même qu’une bénévole bien sympa (et courageuse, vu le froid polaire qui régnait) qui m’a renseignée, et avec le sourire s’il vous plait. Première bonne surprise : une navette à un euro la journée permet de se déplacer dans la ville. Ça m’arrange, vu que je ne connais absolument pas Angoulême. Seconde bonne surprise, une fois montée dans la navette, en fait, elle est gratuite.

    Arrivée au centre ville. Un Lucien souriant surplombe un préfabriqué : j’adore. Margerin fait partie des auteurs bédés que j’ai lu et relu étant ado. Je profite des quelques minutes précédent l’ouverture du festival pour me promener dans la rue, et observer l’expo de la place de l’hôtel de ville, sur Les tuniques bleues. Sympa, coloré et instructif. Ma première impression est très bonne.

    Journal de bord du 30/01/2010 : festival BD d’Angoulême

    Malgré la menace qui planait sur le festival, il n’a pas été annulé, à mon grand plaisir. C’est donc pour la toute première fois que je me rends à ce grand événement.

    Surprise, je suis accueillie à la gare d’Angoulême par de volumineux flocons de neige! Avec beaucoup de courage, j’affronte cette longue côte vers le centre ville. Et là, fabuleux, avant même de l’atteindre, je croise le premier bâtiment du festival, le Manga Building… Je suis vite refoulée à l’entrée, car je ne porte pas le petit bracelet… Après avoir échangé mon pass prépayé par ce petit bijou en papier, je me dirige vers l’expo de la place Henri Dunant : j’y découvre un retracé de l’histoire de la BD humoristique. Très instructif, j’y apprends que les français ne sont pas nés pour être drôles, car en fait l’ « humour », dans le sens étymologique du terme, est à 100% anglais… Ah? Bon, je continue ma visite, à travers des couloirs peu larges, pour découvrir l’auteur Fabio Viscogliosi. Des strips, des objets, ses dessins, qui sont d’un très beau tracé, finement travaillés, des personnages à têtes d ‘animaux, mais qui me laissent tous une impression de tristesse, des œuvres sombres et évocatrices. Je passe mon chemin, pour rencontrer l’œuvre de Blutch, dernier auteur représenté dans cet espace. Il est sous ligné d’un avertissement, oui, Blutch n’est vraiment pas destiné aux enfants. Apprécié d’Enki Bilal…

    Kurogane no Linebarrel – Tome 01

    L’histoire
    Koichi est un adolescent à la vie médiocre, se rêvant héros. Son vœu est exaucé d’une bien tragique façon lorsqu’un satellite vient s’écraser non loin de lui, plongeant le jeune homme dans un profond coma. À son réveil, Koichi se retrouve doté d’une force stupéfiante et de pouvoirs paranormaux. Il découvre également qu’il est devenu un “Factor” : un pilote de robots géants appelés Linebarrels. Il décide donc d’intégrer l’organisation JUDA, un consortium qui lutte contre une organisation terroriste, en compagnie d’Emi Kizaki, une jeune fille amnésique. Leur aventure ne fait que commencer…

    Avis
    Kurogane no Linebarrel est l’une des dernières publications de Glénat, le premier tome étant sorti le 13 janvier dernier en librairie.

    Comment réussir pour Eiichi Shimizu et Tomohiro Shimoguchi à se renouveler, imposer leur style et imprégner sa marque dans le petit monde du mecha lorsque l’on a comme illustres anciens des noms tels que Evangelion, Macross, Gundam, Escaflowne (et je m’arrêterai là car la liste est longue)?

    Pour les néophytes, le terme  mecha est un sous-genre manga et anime ayant la particularité de mettre en scène des personnages utilisant ou incarnant des armures robotisées, généralement de formes humanoïdes.

    Exercice au combien périlleux et délicat de juger une série sur son premier tome ; pour ma part c’est le manque d’originalité qui me frappe d’emblée. Un scénario maintes et maintes fois vu et revu avec un adolescent faible et fragile qui se…

    La dernière larme

    Il y a des genres qui vous fascinent et d’autres beaucoup moins. En littérature, les nouvelles font hélas pour ma part, partie de la deuxième catégorie. Le dernier opus de l’auteur chinois Yu Hua, Sur la route à Dix huit ans n’a malheureusement pas changé la donne. Malgré une qualité d’écriture indéniable, cette violence omniprésente, gratuite, mêlée à l’absurde, n’a pas eu l’effet escompté. Une expérience de lecture peu enrichissante où l’ennui et l’impatience d’en finir furent mes seuls compagnons de route. Tel était mon état d’esprit en abordant le recueil de nouvelles de Stefano Benni, La dernière larme – né en 1947 à Bologne, il est en Italie un écrivain à grand succès. Il est l’auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles, parmi lesquels, paru chez Actes Sud, Le Bar sous la mer (1989)-.

    Nous voici plongé dans les quelques 27 nouvelles avec en premier lieu Papa passe à la télé où une famille assiste avec une fierté non dissimulée aux derniers pas dans le couloir de la mort du père ainsi qu’à son exécution, le tout diffusé sur une télévision nationale en prime time. Sordide et hilarant à souhait. Le guichet fraternel lui emboîte le pas avec tout autant de fantaisie, d’humour décalé et d’ironie. Pari gagné. Stefano Benni nous immisce dans ses historiettes tantôt caustiques, tantôt drôles, tantôt féroces. Une dénonciation en règle des maux de l’Italie dirigée par Il cavaliere où…

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